Tolérance
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S'il est un mot que je rejette de toutes mes forces, c'est bien celui-là. Je ne le tolère plus !
En effet, dans mon esprit, il ne correspond en rien à des mots tels que empathie, compassion, compréhension, paix, fraternité et d'autres encore. Ce sont là des mots qui parlent à mon coeur.
Car, enfin, la tolérance n'est pas une qualité très enviable et encore moins une vertu ainsi que généralement elle nous est présentée.
Il y a dix ans, l'UNESCO avait patronné une Année de la tolérance.
(vous pourrez avantageusement vous documenter sur le sujet en cliquant sur ce lien).
Être tolérant, ça veut dire quoi, au juste ?
Je déteste tel ou tel aspect de votre personnalité, de votre comportement, de vos opinions, mais je vous « tolère ».
Il y a là des relents d'animosité, d'aversion, de colère latente voire de haine contenues et qui attendront seulement que la limite de la patience soit atteinte pour exploser.
L'état de tolérance est souvent imposé contre nos convictions les plus profondes par les lois, les convenances et même parfois l'anodine étiquette.
En cela, la tolérance rend intolérables aussi bien la situation du toléré que celle du tolérant.
En effet, combien est humiliante la position du toléré qui sait pertinemment qu'il n'est pas accepté et que son état de précarité permanente le confine à l'infériorité et à la soumission.
En effet, combien est tourmentée la vie du tolérant qui se voit tenu à la retenue circonstantielle et se sent encarcané dans des règles qu'il réprouve ou parfois même abhorre.
L'aboutissement de ces états confine à une hypocrisie patente et généralisée, laquelle, tôt ou tard déchirera ses voiles pour laisser apparaître les vraies natures et les vraies attitudes.
L'Histoire fourmille d'évènements de ce genre. Actuellement, au Moyen-Orient, voyez les réactions iraniennes à des décennies de tolérance imposée sous Mossadegh et le Shah à ce pays à l'égard d'Israël.
Il nous faut donc, je pense, envisager comme seule issue valable la liberté totale de l'expression. Ce que j'affirme n'est certes pas un appel à la violence. Ne serait-elle que verbale qu'elle discréditerait immédiatement la liberté d'expression dont elle se réclamerait.
La liberté d'expression exercée dans sa plénitude a le mérite de fixer des positions, d'informer l'autre et en vertu de la réciprocité, de permettre l'ouverture du dialogue. Ce que ne permet pas la tolérance (voyez donc du côté de l'Ulster avec la tolérance imposée par Londres).
Je serai curieux de savoir ce que vous pensez de tout cela...;